lundi 13 février 2017

Tropique de la violence, de Nathacha Appanah



La vérité sur Mayotte.

Marie étouffe dans le pays où elle est née. L’atmosphère qui y règne et sa vie l’empêchent de respirer. Elle veut partir et rêve d’un ailleurs meilleur.
Apres la fin de ses études d’infirmière, elle rencontre Cham, ils s’aiment, se marie et vont vivre à Mayotte.
La vie se transforme pour Marie, elle voit enfin un meilleur avenir. Elle aime ce pays qu’elle découvre. Vient ensuite l’envie d’enfant, mais parfois l’envie seul ne suffit pas !
A partir de ce moment tous bascule. Cham la quitte, Marie désespère de ne pas avoir d’enfant jusqu’au jour où la providence lui offre un enfant. La vie repart dans le bon sens mais pas que…

L’auteure, Nathacha Appanah utilise le ‘‘je’’ comme narrateur dans son roman. Chaque chapitre intitulé du prénom de la personne qui parle permet au lecteur de ne pas se perdre dans sa lecture qui se fait fluide.

Cinq personnages, cinq points de vue sur les conditions de vie à Mayotte.
Que ce soit Stéphane, bénévole ou Olivier, le policier, chacun décrit le Mayotte réel, celui absent des catalogues de voyage. La violence, la misère, la drogue et tous ces habitants livrés à eux même dans ce ‘‘Gaza Tropical’’.
Chacun déchante et est confronté à la réalité, celle qui suscite en eux de la colère, de la violence, voire parfois le passage à l’acte impardonnable.

‘‘J’ai failli te tomber dessus et t’éclater comme une papaye et tout de toi, ton œil vert ton sang ta merde ta bave ton foutu sac tes couilles ta bite ton cœur, tout ça je voulais le voir par terre, sur mes mains et les murs’’
L’auteure pousse la violence à l’extrême à travers ses personnages.

Un roman qui pénètre son lecteur jusqu’à l’os et l’empêche de décrocher de l’histoire.
Un roman dont le lecteur ne sortira pas indemne !!!

Tropique de la violence, de Nathacha Appanah, édition Gallimard, novembre 2016, 175pages.

Ma note : 20/20         

dimanche 12 février 2017

Bondrée, d’Andrée A. Michaud



Conscience collectif et psychopathe meurtrier.


Bondary, surnommé Bondrée se situe au Québec. 
Pierre Landry, l’homme des bois, vit seul au milieu de ces bois de Bondary.
Il voit peu à peu, ce qu’il a qualifié de son espace, se faire envahir par les humains.
Les hommes, les pelleteuses, l’invasion a commencée.
Il se retire au fond du bois et y vie comme un hermite dans sa cabane jusqu’au jour où il rencontre Maddie Harrison et tombe amoureux.
Mais l’histoire ne se terminera pas comme dans un conte de fée !
Le chien de Maddie est retrouvé mort, tuer par un piège pour animal qu’il a lui-même poser. Quant à Pierre il va se pendre dans sa cabane.
C’est par cet incipit original, la légende de Pierre Landry, que l’auteur débute son roman noir.

Non loin du lieu du drame plusieurs années plus tard, se sont regroupé des bungalows.
Lieu de vacances pour certains et d’habitation pour d’autres.
Cet été-là, les Duchamps y passent leur vacances Tandis que leur fille, Andrée, âgée de 12 ans, plutôt solitaire aime découvrir les lieux et partir à la recherche d’objet insolites dans les bois, deux jeunes filles : Sissy Morgan et Elisabeth Mulligan dit Zaza font les belles, fument et passent leur temps à découvrir les rituels de l’adolescence.
Des vacances ordinaires jusqu’au jour où Zaza est retrouvée morte dans les bois, la jambe coupée par un piège pour animal.
La légende de Pierre Landry refait surface !

Andrée A. Michaud utilise dans son roman plusieurs points de vu pour son récit.
Il y a le point de vu omniscient qui permet au lecteur d’observer les faits et de comprendre les personnages.
Puis il y a le ‘‘je’’ qui est celui d’Andrée. Permettant de voir la vision qu’un enfant de 12 ans peut avoir sur les crimes atroces qui ont lieu.

Bien que l’écriture soit fluide, le trop grand nombre d’expression anglophone présente dans le texte peut faire butter le lecteur et ralentir la dynamique du récit.

Les personnages ont tous un profil psychologique bien travaillé.
Que ce soit celui de l’inspecteur Michaud, persuader que la mort de Zaza n’est pas un accident ou celui d1andrée dont les réflexions mêle encore l’esprit de l’enfance e celui de l’adulte futur.

 L’atmosphère de la culpabilité des personnages présente lors de la disparition de Zaza y est peinte avec style et fait ressortir la culpabilité collective lors d’évènements atroces tel que celui-ci.
Une histoire pleine de psychologie, un roman intelligent !


Bondrée, d’Andrée A. Michaud, édition Rivages, septembre 2016, 362 pages.

Note : 15/20        

samedi 11 février 2017

Visite chez les éditions Gallimard!!!!

Bonjour, 

Aujourd'hui je vous propose quelques photos des locaux des éditions de Gallimard. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance de pouvoir visiter.





Je remercie Gallimard pour leur accueil chaleureux et bienveillant.







Rencontre avec Hisham Matar

18 janvier 2017, rencontre avec Hisham Marta


Le mois dernier, j'ai eu l'opportunité grâce au site Babélio de rencontrer Hisham Marta qui vient de faire publier son dernier roman : La terre qui nous sépare, aux édition Gallimard.

Voici le lien vers ma chronique concernant son roman :http://livresdeblogue.blogspot.fr/2017/01/la-terre-qui-les-separe-de-hisham-matar.html


Voici mon petit compte rendu : 

J'ai pu découvrir un auteur d'une grande sensibilité et à la discrétion tenace!!!
 Pour cet auteur talentueux, la littérature sert avant tout à trouver ce qu'il y à d’universel dans le particulier.
Son amour pour la littérature, il la tient de son père, c'est une partie de son éducation dont il est question!

Une rencontre trés riche en émotion, qui m'a permis de rencontré un auteur touchant!!!

Je remercie Babélio pour ce magnifique moment.

Chanson douce, de Leila Slimani



Une nounou et des ambitions personnelles.

‘Le bébé est mort. ’C’est par ces premiers mots que Leila Slimani commence son roman, Chanson douce.
Le ton est jeté !!! Un terrible drame vient d’avoir lieu. Quels événements de la vie à bien pu abouti à la mort ?
Myriam et son mari Paul sont un couple banale.
Myriam après avoir fini ses études est admise à l’ordre du barreau. Elle abandonne son ambition professionnelle pour s’occuper de son enfant et le voir grandir. Puis arrive le deuxième, mais sa réaction n’est plus la même. Elle se sent étouffé dans ce monde d’enfant et de pouponnage. Jalouse et aigris de ne pas pouvoir s’épanouir dans un monde d’adules et dans une profession.
Paul et Myriam vont décider d’engager une nourrice. Ils choisiront Louis. Découvrant peu à peu une perle rare. Elle s’occupe non seulement des enfants, mais fait étinceler l’appartement !!!
 Le couple est très satisfait. Un couple qui se retrouve et dont l’obsession devient l’évolution professionnel. Pendant ce temps Louis prend sa place dans la petite famille.
Peut-on avoir confiance en une personne dont on ne connait pas le passé ?
L’auteur utilise certain chapitre, comme flash-back sur le passé de Louis. Laissant entrevoir la personne qu’elle a été et qu’elle est.
Une écriture magnifique, une histoire dont le dénouement est annoncé dès la première phrase. Et une nounou trop parfaite dont le profil s’entraperçoit au fur et à mesure de l’avancé dans le roman, font de cet œuvre un diamant dont le lecteur n’est pas prêt d’oublier !!!

Chanson douce, de Leila Slimani, édition Gallimard, mai 2016, 227 pages.

Ma note 20/20                                   

Elle vivait dans nos yeux, Sophie Blitman



L’influence de l’autre sur notre vie.

Fin août a pointé son nez et la fin des vacances avec !
Thomas Denoncourt, fidèle à son habitude a invité ses amies : Camille, Lisa, Valentine et Alex à diner chez lui. L’occasion pour eux de se retrouver et de faire le point sur leur vacance passée.
Durant le dîner tout se passe bien, chacun comte ses joies, ses peine. Et en arrière-plan se dessine un triangle amoureux.
La fête est fini, chacun rentre chez soi tout en repensant à ce diner et aux personnes qui y étaient présentes.
Cette nuit qui avait bien commencé, va se terminé en cauchemar.
Un accident !! La perte d’un être chère qui va chambouler l’existence des survivant, oui car il faut du courage pour survivre à un deuil.

Sophie Blitman débute son roman en effeuillant la vie d’une femme : « elle ».
Le lecteur ne connait pas son prénom, il est alors apnée par cet incipit original narrant la vie et les pensées d’une femme qui va, comme on le présent, jouer un rôle important mais dont on ignore l’identité.

Un récit dont le nombre de personnages initialement présent est de cinq, ce qui pourrait paraitre beaucoup et perdre le lecteur dans un dédale de prénom.
Cependant  chaque personnage dans le roman a sa place.
Pas de superflu, chacun à sa propre psychologie, sa propre identité et suit son évolution.
Ce qui permet au lecteur de faire connaissance avec chacun sans se perdre grâce à l’habilité de l’auteure.

Petit à petit, à travers le récit, les personnages vont se dévoiler et toute une palette de sentiment et de réactions humaines y sont bien représentée. Certain vont se sentir trahie tandis que d’autre amoureux.
L’enjeu est de savoir si l’humain est réellement ce qui donne à voir ou tout autrement, les fameuses apparences.

Le thème du deuil est magnifiquement exploité dans toutes ses nuances.
Le deuil de cette amies disparut sera vécu différemment par chacun, preuve de la complexité de cet épreuve de la vie.

Un roman dont les interactions entre les personnages et les liens qui se forment surprennent.
Un beau roman qui laisse son lecteur dans la réflexion sur l’humain et soi.

Elle vivait dans nos yeux, Sophie Blitman, janvier 2017, 129 pages.

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck, éditions J’ai lu, décembre 2007, 507 pages, 8€.   Synopsis : Un matin d'été ordin...