dimanche 6 novembre 2016

L’ile du point némo, de Jean-Marie Blas de Roblès, édition Points



A l’aventure….

C’est par un incipit original, celle d’un champ de batail que l’auteur Jean-Marie Blas de Roblès commence son roman. Au cœur de cet affrontement célèbre et horrible qui est mené entre Daris et Alexandre.
Le lecteur se retrouve dans le rêve de Canterel quand celui-ci est réveillé par Holmes qui vient lui apprendre une nouvelle étonnante. Une ancienne de ses connaissances, Lady MacRea vient de se faire dérober un diamant. Les deux acolytes vont partir à la recherche de ce diamant.
Parallèlement d’autres histoires se déroulent, notamment celle de Charlotte, jeune fille employée dans une usine d’assemblage de liseuse numériques et dont la voisine de palier est très envahissante. Il y a aussi Mr Wang Li Wong qui est le pervers dans toute sa splendeur.
Enfin, une nymphomane qui cherche absolument un remède pour son mari qui ne peut pas lui donner le plaisir conjugale.
Roman d’aventure qui emmène son lecteur dans des lieux insolites tout en utilisant des moyens de locomotion surprenant. Les personnages son haut en couleurs et bien construit.
Malgré une plume fluide, le roman est ‘‘difficile’’. Il va falloir au lecteur atteindre au moins la moitié du livre afin que les différentes histoires deviennent claires.
Trop de détail sont donnés et l’époque dans laquelle se situe l’histoire est floue. Tantôt il donne l’impression d’être au 18eme siècle tantôt au 20éme, ce qui floue la représentation du lecteur.
Contrairement aux autres personnages, Grimord apparait dans le récit, sans que le lecteur comment il retrouve là et il lui faudra attendre les ¾ du livre pour comprendre.
L’ile du Point némo est un roman d’aventure très riche, peut-être trop, ce qui fait trébuché le lecteur. Ce n’est qu’au ¾ de l’histoire que tout s’éclaire. Encore faut-il avoir le courage d’arrivé jusqu’à là.
Je ne conseille pas ce roman aux personnes aimant les histoires fluides. Pour les autres accrochez-vous bien !!!

L’ile du point némo, de Jean-Marie Blas de Roblès, édition Points, aout 2016, 469 pages.

Ma note : 12/20

Nujeen, L’incroyable périple, de Nujeen Mustafa avec Christina Lamb, édition Harper Collins

Un réfugié n’est pas un numéro.

Nujeen a seize ans lorsqu’elle fuit la Syrie en guerre. La particularité de celle adolescente est son fauteuil roulant. Elle est handicapée, ce qui ne sera pas un frein à sa traversée.
Dans son roman, témoignage, elle raconte l’arrivée de la guerre en 2012 à Manbiji, petit village Syrien. La terreur des bombardements. Cette tension constante. Puis en 2015 le départ de son périple qui commence vers la Turquie, la Grèce, la Macédoine jusqu’à son arrivé en Allemagne en septembre 2015.
Elle déteste ce mot qui la qualifie : réfugié, dont la consonance ne lui plaît pas et l’idée de n’être qu’un numéro.
Elle y décrit les conditions des réfugiés à travers les pays traversés.
Nujeen est pleine d’espoir et d’optimisme. Malgré son handicap, elle veut être utile dans cette traversée et réussira à l’être. Sa volonté et sa soif de découvrir sont le moteur qui la fait avancer.
Un témoignage sublime à travers lequel elle nous compte la vraie vie des réfugiés, loi des propos tenus par les chaines d’informations télévisée. Une profondeur à travers les yeux d’une jeune fille.
Un exemple magnifique prouvant que la volonté aboutie toujours à son objectif.

Nujeen, L’incroyable périple, de Nujeen Mustafa avec Christina Lamb, édition Harper Collins, octobre 2016, 285 pages.

Ma note : 18/20

samedi 5 novembre 2016

L’abreuvoir du Roy, de Jacques Alexandre, édition édilivre






Un sourire à la vie.




Que ce soit pour nous parler de littérature, de musique ou bien de nourriture, Jacques Alexandre manie les mots tel un Van Gogh littéraire.
Son recueille, L’abreuvoir du Roy, en clin d’œil au quartier qui l’a vu grandir est une farandole thématique.
Autodidacte, il revisite sous forme de rime la nature humaine ainsi que notre société actuelle.
Qu’il s’agit de l’amour, du désespoir ou de cupidité, l’optimisme de l’écrivain se fait sentir à travers le ton qu’il utilise.
Avec un humour percutant, il transmet à son lecteur cette joie qui est celle de vivre.
Un ouvrage qui ravira son lecteur et même les plus récalcitrants de la lecture.



L’abreuvoir du Roy, de Jacques Alexandre, édition édilivre, août 2016, 236 pages.
 
Ma note : 18/20

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck, éditions J’ai lu, décembre 2007, 507 pages, 8€.   Synopsis : Un matin d'été ordin...