dimanche 15 mars 2020

Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lœvenbruck


Nous rêvions juste de liberté, d’Henri Lœvenbruck, édition j’ai lu, février 2017, 489 pages, 7.80€.

Synopsis :


"Nous avions à peine vingt ans, et nous rêvions juste de liberté." Ce rêve, la bande d’Hugo va l’exaucer en fuyant la petite ville de Providence pour traverser le pays à moto. Ensemble, ils vont former un clan où l’indépendance et l’amitié règnent en maîtres. Ensemble ils vont, pour le meilleur et pour le pire, découvrir que la liberté se paye cher.

Nous rêvions juste de liberté réussit le tour de force d’être à la fois un roman initiatique, une fable sur l’amitié en même temps que le récit d’une aventure. Avec ce livre d’un nouveau genre, Henri Lœvenbruck met toute la vitalité de son écriture au service de ce road movie fraternel et exalté.


= L’amitié plus forte que tout ? =


Hugo Felida est né à Providence, une petite ville perdue.
Issu d’une famille pauvre, il est élevé par une mère dépressive suite à la mort de sa sœur dans un accident lorsqu’elle avait trois ans.
Au vu de son comportement et de ses résultats scolaires jugés inadmissibles, ses parents vont l’obliger à aller dans une école privée.
Il se sent seul, incompris et décide d’aller habiter dans la petite roulotte derrière la maison familiale.

Dans son école de ‘‘bourge’’, il va faire la rencontre de Freddy Ceresto et de sa bande de dures à cuire qu’il va réussir à intégrer.
Il se sent bien avec eux, c’est devenu sa nouvelle famille, il se sent revivre à nouveau.
A eux quatre, ils vont faire les 400 coups, vivre plus fort, tout en conservant chacun leur forte personnalité.

Mais après plusieurs temps passés ensemble, leur amitié résistera-t-elle aux aléas de la vie, au choix de chacun ? L’amitié est-elle plus forte que tous ? Jusqu’où iriez-vous par amitié pour l’autre ?

‘‘  « Nous avions à peine vingt ans et nous rêvions juste de liberté. »
Voilà, au mot près, la seule phrase que j’été foutu de prononcer devant le juge, quand ça a été mon tour de parler. Je m’en faisais une belle image, moi de la liberté. Un truc sacré, presque un truc dont on fait des statues. J’ai pensé que ça lui parlerait.
Plus le temps passe, plus j’ai l’impression de voir nos libertés s’abîmer, comme un buisson auquel on fait rien que de couper les branches, « pour son bien ! ».’’

Un roman sur l’amitié, la fidélité, mais aussi sur un sujet toujours d’actualité : la précarité des jeunes.
Magnifique histoire qui dépasse le tabou de la parole sur les sentiments. Ce sont des jeunes hommes, puis des hommes qui vont parler de leurs sentiments, leur ressentie et sans retenue !

Mais lorsque l’être humain grandit, qu’il n’est plus un enfant, mais un adulte, avec des envies et des perspectives de vie différentes de l’autre : que deviennent ces amitiés.

Ils commettront des erreurs de jeunesse, comme tout à chacun, mais les leurs seront parfois beaucoup plus lourdes de conséquences. Mais seront-ils solidaires lorsque la vérité sera découverte ?

Ce livre est une explosion de sensation pour son lecteur.
Ecrit d’une plume fluide, une intrigue intense qui en fait un page-turner.

C’est un roman sur l’amitié, la liberté, l’amour fraternel et l’amour, un livre dans lequel chacun de nous peut se reconnaître, reconnaître sa jeunesse passée, ses amitiés, ses aspirations et ses espérances pour une vie meilleure.

Une œuvre intemporelle qu’il faut absolument avoir lue dans sa vie de lecteur. Et dont vous ressortirez avec beaucoup de questionnement.


Ma note de lectrice : 20/20                                                   Un avis By Maria Lebreton.


Quelques mots sur l’auteur :

Henri Lœvenbruck est écrivain, parolier et scénariste.
De nationalité française, il est né à Paris le 21/03/1972.
Auteur de thrillers et de romans d'aventures, il est traduit dans plus de quinze langues.

Après le bac, hésitant entre la musique et la littérature, il tente d’allier ses deux passions : la semaine, il étudie en khâgne au lycée Chaptal et le week-end il se défoule en concert ou en studio avec de nombreux musiciens. Après avoir étudié la littérature américaine et anglaise à la Sorbonne, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois comme maquettiste aux Éditions Francophones d’Amnesty International, il épouse d'ailleurs une Anglaise, puis il part vivre en Angleterre, près de Canterbury, où il enseigne le français dans un collège.

De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme littéraire. Après quelques pas dans le journalisme et la musique (il chantait et jouait de l’orgue Hammond dans divers groupes de rock parisiens), au milieu des années 90, il fonde Science-Fiction Magazine avec Alain Névant, un ami d'enfance.

Après être resté rédacteur-en-chef de ce titre de 1996 à 2000, il publie son premier roman en 1998 aux éditions Baleine, sous le pseudonyme de Philippe Machine. Il décide ensuite de se consacrer pleinement à l'écriture.
Il publie alors deux trilogies de Fantasy, "La Moïra" (2001-2002) et "Gallica" (2004), lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français ("La Moïra" dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 11 pays).
Suivront de nombreux thrillers aux éditions Flammarion ("Le Syndrome Copernic", 2007, "Le Rasoir d’Ockham", 2008…) qui lui vaudront d’être qualifié par le Nouvel Observateur de "nouveau maître du thriller français".

Auteur-compositeur-interprète, il écrit des chansons pour lui-même et pour d'autres artistes français. De 2013 à 2015, il rejoint le groupe de rock Freelers.
Membre fondateur du collectif d'artistes La Ligue de l'Imaginaire, en juillet 2011, il est nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres.
En 2015, son roman "Nous rêvions juste de Liberté", salué par la critique, est en cours d'adaptation pour le cinéma.

dimanche 16 février 2020

Le complexe de la sorcière d’Isabelle Sorente


Le complexe de la sorcière d’Isabelle Sorente, éditions JC Lattès, décembre 2019, 299 pages, 20€.

Synopsis :
Les histoires que je lis sont celles de femmes accusées d’avoir passé un pacte avec le diable parce
qu’un veau est tombé malade. Les histoires que je lis sont celles de femmes qui soignent alors qu’elles n’ont pas le droit d’exercer la médecine, celles de femmes soupçonnées de faire tomber la grêle ou de recracher une hostie à la sortie de la messe. Et moi, je revois le cartable que m’a acheté ma mère pour la rentrée de sixième, un beau cartable en cuir, alors que j’aurais voulu l’un de ces sacs en toile que les autres gosses portent sur une seule épaule, avec une désinvolture dont il me semble déjà que je ne serai jamais capable. Je revois mon père tenant ma mère par la taille un soir d’été, je le revois nous dire, à mon frère et à moi, ce soir, c’est le quatorze juillet, ça vous dirait d’aller voir le feu d’artifice ? Cette contraction du temps qui se met à résonner, cet afflux de souvenirs que j’avais d’abord pris pour un phénomène passager, non seulement ne s’arrête pas, mais est en train de s’amplifier.

En trois siècles, en Europe, plusieurs dizaines de milliers de femmes ont été accusées, emprisonnées ou exécutées. C’est l’empreinte psychique des chasses aux sorcières, et avec elle, celle des secrets de famille, que l’auteure explore dans ce roman envoûtant sur la transmission et nos souvenirs impensables, magiques, enfouis.

 Mon avis:

                       = Le rapprochement entre l’histoire des sorcières et soi.=

Isabelle Sorente raconte dans son roman, qui peut paraître autobiographique (c’est du moins la sensation que j’ai eue) la vision qu’elle a eue en juin 2017.
Dans cette vision lui apparaît une sorcière, ou plutôt un visage qui va la hanter et changer sa vie.
Elle utilise le ‘‘je’’ pour raconter l’histoire du roman et est écrivaine de métier et dans la vie également, ce qui renforce mon sentiment d’être dans une autobiographie.

Elle va décider de mener son enquête et faire des recherches sur les sorcières.
A travers ses recherches, elle va aussi se livrer via une psychanalyse qu’elle va entreprendre avec un psychanalyste.
Revenant ainsi sur soi-même, son passé et ses traumas enfouis.

‘‘Assister à des choses horribles peut-être aussi douloureuses que d’y survivre, c’est ce que les psys appellent les traumatismes transmis. Que ressentait celle qui voyait brûler sa voisine, que ressentait celle dont la mère avouait ? Comment ne pas douter à jamais de soi-même, comment être sûre de ne pas s’être vouée au diable, de ne pas porter en soi la faille terrifiante, celle qui vous damne à votre insu ?’’

A travers ses recherches le lecteur apprend beaucoup de choses sur les sorcières, leurs apparitions, leurs meurs.
Le roman est très bien documenté ce qui en fait un livre riche en informations.
Les traumatismes subis dans pendant son adolescence et le rapprochement via ses recherches afin de comprendre le pourquoi de ce trauma.
Un livre très psychologique, une quête non seulement sur les sorcières et leurs histoires, mais aussi sur le soi et son passé, son histoire à elle : Isabelle.

Pour un esprit cartésien comme le mien et bien je peux vous dire que j’ai glissé dans ce roman sans problème.
Des théories de rapprochements tout à fait crédibles qui rendent non seulement l’histoire réelle, mais aussi très facile à lire malgré les termes utilisés embrun au jargon de la psychanalyse.

Un roman qui fait réfléchir sur soi, touchant et qui donne un sens au lecteur sur son propre vécu.
Le tout avec fluidité et réalisme.

Une magnifique découverte livresque.

Ma notre de lectrice :19/20                            Un avis By Maria Lebreton.


Quelques mots sur l’autrice :

Isabelle Sorente de nationalité française, née le 11/09/1972, est une écrivaine française.

Passionnée par les mathématiques, elle s’oriente d’abord vers des études scientifiques. Reçue major
aux Mines de Paris, elle choisit finalement d’entrer à Polytechnique, puis à l’École Nationale de l’Aviation Civile en corps de l’État, où elle passera son brevet de pilote privé, et s’essaiera à la voltige aérienne.

Elle suit en parallèle des cours de théâtre, notamment au Lucernaire et au cours Florent, où elle écrit et monte ses premières pièces.

Le succès rencontré en 2001 par son premier roman, "L", consacré au thème de l’addiction et à l’infantilisation des femmes dans une société conformiste, va la tourner définitivement vers l’écriture.
Son roman, "180 jours" (2013), a reçu un très bel accueil critique et l’a installée comme l’une des voix les plus fascinantes du roman contemporain. "La Faille" (2015) est à la fois le portrait d'une femme, Lucie Scalbert, et la description minutieuse d'une relation d'emprise amoureuse.
En 2008, Isabelle Sorente a fondé la revue Ravages, avec Frédéric Joignot et Georges Marbeck. Elle fait aussi partie des fondateurs du magazine Blast.

samedi 18 janvier 2020

La science de l’esquive de Nicolas Maleski


La science de l’esquive de Nicolas Maleski, éditions Harper Collins (traversée), janvier 2020, 217 pages, 17€.

Synopsis :
« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.»
Kamel Wozniak est en fuite. Locataire d’un meublé où pour rester invisible il faut se montrer habile, l’ancien boxeur sur ses gardes tente de se faire oublier le temps d’un été au vert. Mais de qui ? Et où s’arrête son plan B ? Difficile de disparaître dans une petite ville où un garçon comme lui, aux airs de desperado, n’est pas sans piquer les curiosités.
Après Sous le compost, Nicolas Maleski signe un roman qui s’ouvre comme un film des frères Coen, ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.


= Un fugitif original.=

Kamel est un homme qui a tout quitte, il est en fuite. Un fugitif dont le plan est de traverser en différentes étapes divers pays sans se faire repérer pour atteindre la Tasmanie et s’y cacher.
Mais tout ne va pas se passer comme il l’a prévu et dès sa première étape qui est un passage pour quelques jours dans un petit patelin les choses ne vont pas se passer comme prévu.
Il ne va pas y passer quelques jours, mais beaucoup plus.
Il va rencontrer des personnes et voir même se prendre d’affection pour certain cependant le temps passe et ses liquidités s’amenuisent et sera bientôt le temps de partir……

‘‘Pour confirmer le pathétique de la situation, il reçoit sans arrêt des visiteurs à domiciles. Il s’attire les bienveillances, contre son gré pour ainsi dire. Richard le prend pour un dur qui bourlingue, il s’est constitué en Wozniak une sorte de compagnon captif, une fréquentation virile. Kevin l’appelle ma poule ou mon lapin, il lui met la main aux fesses en débarquant avec un panier de tomates ou un cageot d’abricots.’’

C’est d’une écriture fluide et une intrigue bien ficelée que l’auteur va créer une ambiance, une atmosphère autour du personnage principal ; Kamel. Ce qui va pousser le lecteur dès le début de l’histoire à essayer de comprendre qui est cet homme et quelle est la raison de sa fuite. Et-il dangereux ? A-t-il tué quelqu’un ? Que fuit-il exactement ?
Tous les scénarios sont envisageables !

Kamel est un taiseux et pourtant il va s’attirer beaucoup de gens autour de lui avec lesquels il devenir proche, si proche qu’il va commencer à s’ouvrir, et leur raconté la vérité sur sa présence.

Des personnages entiers avec leurs caractères et leur vécu. Des révélations surprenantes et un final digne d’un grand roman noir.

Envoûtant, intriguant, attendrissant tout en étant terribles à la foi.
Un roman que j’ai beaucoup aimé.

Ma note de lectrice : 19/20                                         Un avis By Maria Lebreton




Quelques mots sur l’auteur :

Nicolas Maleski de nationalité Française est né en 1978, il est l’auteur d'un premier roman, "Sous le compost" (2017), le 3e des 5 finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017.

Il signe avec "La science de l'esquive" (2020), un roman qui ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

samedi 4 janvier 2020

Les guerres intérieures de Valérie Tong Cuong


Les guerres intérieures de Valérie Tong Cuong, éditions JC Lattès, août 2019, 237 pages, 19€



Synopsis :
 
Comédien de seconde zone, Pax Monnier a renoncé à ses rêves de gloire, quand son agent l’appelle : un grand réalisateur américain souhaite le rencontrer sans délai. Passé chez lui pour enfiler une veste, des bruits de lutte venus de l’étage supérieur attirent son attention – mais il se persuade que ce n’est rien d’important. À son retour, il apprend qu’un étudiant, Alexis Winckler, a été sauvagement agressé.
Un an plus tard, le comédien fait la connaissance de l’énigmatique Emi Shimizu, et en tombe aussitôt amoureux – ignorant qu’elle est la mère d’Alexis. Bientôt le piège se referme sur Pax, pris dans les tourments de sa culpabilité.
Qui n’a jamais fait preuve de lâcheté ? Quel est le prix à payer ? Quand tout paraît perdu, que peut-on encore sauver ? La domination du désir et de la peur, les vies fantasmées et le dépassement de soi sont au cœur de ce livre fiévreux qui met en scène des personnages d’une humanité bouleversante et vous accompagne longtemps après l’avoir refermé.


= Une décision peut changer une vie. =

‘‘Le bruit enfle, celui de meubles, de corps qui chutent, c’est une lutte sauvage qui se déroulent au-dessus de lui, n’importe qui dans un état normal identifierait qu’il se produit quelque chose de grave, mais Pax n’est pas dans un état normal, il affronte son destin, porté par de multiples voix intérieures, c’est une dispute, pense-t-il, rien d’important..’’

Pax, comédien méconnu du grand public essaye tant bien que mal à percer dans le métier. Et lorsqu’Elisabeth de chez Théa & Cie l’appel pour lui annoncer qu’il a décroché un entretien avec le célèbre Mr Sueberg, il est envahi et submergé par la joie d’un éventuel avenir à succès.
Pour lui les bruits inquiétants qu’il entend lorsqu’il se prépare pour ne pas être en retard à son entretient ne l’inquiètes qu’un cours instant.
Pourtant, ce moment et la décision de ne pas intervenir vont changer autant sa vie que celle de son voisin, voir même bien plus que ça lorsqu’il découvrira la vérité.

Avec ce roman, l’autrice va emmener son lecteur dans plusieurs questionnements. Des questions que chacun se poserait s’il avait été à la place de Pax mais aussi les impacts que chaque décision a face à une situation que nous prenons au quotidien face à la détresse d’autrui.

C’est une histoire touchante, mais aussi troublante avec des personnages ordinaires qui pourrait être vous ou moi, ce qui fait le lecteur peut s’identifier facilement.

Une plume magnifique, une intrigue bien ficelée, mais aussi la description profonde de tous ces sentiments tels que la culpabilité, la lâcheté, la honte, l’égoïsme d’un moment et l’obsession de ce que Pax aurait pu faire, les différentes options qu’il avait et qu’il n’a pas saisie lors de cet instant clé de sa vie.

Les sentiments, les sensations du lecteur montent crescendo au fur et à mesure de la sa lecture.
Et vous qu’auriez-vous choisi, fait à sa place ?

Une autrice que je découvre avec ce roman coup de cœur pour moi qui restera longtemps dans ma mémoire et que je recommande à tout lecteur sans modération.

Ma note de lectrice : 21/20.                                                              Un avis By Lebreton Maria.
Plume d’or de Mes aventures livresques.

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck, éditions J’ai lu, décembre 2007, 507 pages, 8€.   Synopsis : Un matin d'été ordin...