samedi 29 juin 2019

Derniers adieux de Lisa Gardner


Derniers adieux de Lisa Gardner, éditions Le Livre de Poche, octobre 2018, 488 pages, 8.20€.


4éme de couverture :


Est-ce parce qu'elle attend un enfant que Kimberly Quincy, agent du FBI, se sent particulièrement concernée par le récit incroyable et terrifiant d'une prostituée enceinte? Depuis quelque temps, elles sont plusieurs à avoir disparu d'Atlanta sans explication, comme évaporées, et Kimberly est bien la seule à s'en préoccuper. Un serial killer s'attaquerait-il à ces filles vulnérables? Aurait-il trouvé la clé du meurtre parfait ou s'agit-il de crimes imaginaires? Sans le savoir, la jeune femme s'enfonce dans le piège tendu par un psychopathe. Comme pour sa mère et sa sœur, victimes autrefois d'un tueur en série, le temps des derniers adieux est peut-être arrivé pour Kimberly...




Rubrique mes petits commentaires :

=A la poursuite d’un serial killer !=

Les plus :
Dans ce thriller le personnage de Kimberly est bien construit, j’ai beaucoup aimé sa détermination à découvrir et traquer ce serial killer surnommé le Burgerman.
J’ai beaucoup appris sur les araignées ce qui m’a plu. Mais si vous avez la phobie attention ce thriller en est rempli !!!
Je n’avais jamais lu de thriller avec cette thématique-là et j’ai été agréablement surprise.
Une écriture fluide, une intrigue bien ficelée et des personnages énigmatiques dont on n’arrive pas à cerner les réelles motivations.
Des scènes horribles à souhait, un serial killer sans peur ni remord, que du bonheur.

Les moins :
Pour moi ce roman contient parfois des longueurs.
C’est la seule chose qui m’a un peu gêné voire parfois ennuyé.

Extrait :

‘‘Voilà les choses que personne ne te dira, qu’il faut avoir vécues soi-même pour les connaître : ça ne fait mal que les toutes premières fois. Tu cries. Tu cries, encore et encore, jusqu’à en avoir la gorge à vif, les yeux bouffis, un drôle de goût au fond de la bouche, une substance comme un mélange de bile, de vomi et de larmes. Tu appelles ta mère. Tu ne comprends pas ce qui se passe. Tu ne peux pas croire que ça arrive.’’


En bref, un thriller avec quelques longueurs, mais qui reste une très bonne lecture que je recommande.
Un livre qui a frôlé mon coup de cœur.

Ma note : 19/20





dimanche 9 juin 2019

En théorie tout va bien, de Sarah Bussy,


En théorie tout va bien, de Sarah Bussy, éditions JC Lattès, mai 2019, 286 pages, 18.90€.

 


Mon avis :


= Comment se construire avec ses secrets de famille. =

Sarah Bussy propose dans son premier roman une histoire où un secret de famille côtoie une vie de famille bien banale.
Là vous me direz : rien de très original ! Eh bien non, justement.
Ce roman depuis son titre en lui-même : En théorie tout va bien, jusqu’à la façon de conter l’histoire, les événements et les épreuves qui vont s’y dérouler emmène son lecteur dans une histoire à la fois douce et amère.
Titillant toutes vos motions et dont vous vous souviendrez longtemps après lecture !

Le lecteur va suivre la vie de Cassis Lauper, son frère aîné ainsi que celle de ses deux parents.
De ses 12 ans à l’âge adulte.
Une fille qui entend parfois sa mère pleurée dans sa chambre alors qu’en apparence tout va bien.
Jusqu’au jour où elle apprend le terrible secret qui gangrène sa famille de l’intérieur.
Un secret qui peu à peu va un jour se mettre à exploser, voire implosé une famille.
‘‘- Mais tu ne m’en as pas parlé.
Elle fait non de la tête et sourit à M. Ly qui repasse à proximité de notre table, bien loin de s’imaginer les drames qui agitent ses clients.
Nous vivons en sachant, avec ce poids qui nous minait, nous bouffait, nous taisait, nous aurions pu partager, comprendre. Et toi, tu n’as rien dit.’’

Le lecteur va vivre cette histoire à travers les yeux et la voix de Cassis, donc de cette enfant qui ne comprend pas tout, jusqu’à devenir une jeune femme.

Je ne peux que saluer l’art de l’autrice dans ce roman.
D’une part de par sa plume qui va adapter le texte et le type de langage en fonction de l’âge de Cassis. Ce qui a pour effet de faire voyager le lecteur dans l’esprit de Cassis à travers ses âges différents.
Et puis, il y a toutes ces émotions transmises par l’écriture : l’amour, l’attendrissement, la peine, l’incompréhension, la haine, puis enfin la résilience de cette enfant ainsi que de sa famille.

Bien entendu, vous l’aurez compris Cassis est non seulement le personnage principal, mais aussi mon personnage préféré.
J’ai évolué avec elle, grandi avec elle et vu à travers ses yeux la complexité de se construire, et ce au-delà des mensonges intrinsèques qu’il peut y avoir dans une famille.
Mais quelle famille n’a pas ses secrets ?

Une plume magnifique, un gros coup de cœur pour ce premier roman dont je me suis délecté et qui m’a comme le titre et l’expression associée : En théorie tout va bien, fait comprendre beaucoup.
Je recommande sans retenue !

Ma note : 21/20
Un avis By Maria Lebreton.


Quatrième de couverture :

Paris, années 1990. Cassis mène une enfance comme une autre, faite de rires, de fantaisie, de disputes avec son frère Matteo et de peurs. Elle grandit au sein d’une famille aimante, soudée, éduquée, généreuse… Une famille idéale ? Pourtant, derrière les apparences figées, les joies conventionnelles, semble planer une ombre.
Lorsque l’année de ses douze ans, Cassis est confrontée, seule, au secret qui sclérose cette famille, c’est non seulement sa vie mais tout l’équilibre de la famille qui vacille, jusqu’à l’implosion.
On suit ensuite l’évolution de la famille Lauper sur vingt ans, à travers le regard de Cassis et les questions qui la hantent. Où et comment s’arrête l’enfance ? Quel rôle jouent, dans nos vies d’adultes, nos souvenirs de jeunesse, reconstitutions un peu floues, mensongères parfois ? Comment grandir quand on est nostalgique d’un temps qui n’a pas été, d’une famille qu’on aurait rêvée, fantasmée ? Qui aurait pu exister, en théorie.
Récit de la fin du vingtième siècle comme de l’enfance, En théorie tout va bien peint avec fantaisie et mélancolie l’entrée dans l’âge adulte et célèbre, malgré tout, la puissance des liens familiaux et de l’amour, qui donnent la force de sortir du silence.


dimanche 2 juin 2019

Des rêves infinis de Karen Thompson Walker


Des rêves infinis de Karen Thompson Walker, éditons JC Lattès, mai 2019, 363 pages, 21.90€.


Synopsis :

Dans la petite ville universitaire de Santa Lora, en Californie du Sud, une maladie mystérieuse plonge
les habitants dans un sommeil persistant. C’est d’abord Mei, jeune étudiante d’origine chinoise, qui découvre sa colocataire Kara en état de sommeil profond, qu’elle fait évacuer à l’hôpital. C’est ensuite au tour de Libby et Sarah, deux jeunes sœurs dont la mère est morte peu après leur naissance, de voir leur père frappé du même mal. Puis ce sera Rebecca, atteinte par la maladie – alors qu’elle porte en elle un fœtus qui va se développer pendant toute la durée de l’épidémie – qui dort sans discontinuer depuis cinq jours. Toute la ville est exposée. L’hôpital n’a plus de lits disponibles, la bibliothèque est réquisitionnée, des tentes sont installées sur les pelouses. Le lieu est mis en quarantaine, des soldats armés barrent l’entrée et la sortie de la ville. Si bien que Ben et Annie, un couple d’enseignants, venus de Brooklyn avec leur nouveau-né ne parviennent pas à s’échapper et vont être frappés à leur tour.
Quand ils se réveillent, nombre d’entre eux se rappellent de leurs rêves, qu’ils croient prémonitoires. Mais peu à peu, comme dans le cas de Ben, on s’aperçoit que ce sont des souvenirs entremêlés  de rêves. Et ces rêves, qui faisaient papillonner de façon énigmatique les paupières des dormeurs, sont peut-être des portes ouvertes sur des univers parallèles.

Mon avis :

= Une ville plongée dans le sommeil. =

Le roman se déroule dans une petite ville universitaire de Santa Lora en Californie.
La rentrée universitaire a eu lieu depuis peu de temps, chaque étudiant commence à prendre ses marques et apprennent à se connaître.

Mais, une étudiante quittée une soirée prétextant se sentir souffrante, peut-être un début de grippe. Elle va s’endort profondément, mais ne se réveillera pas !
Elle sera découverte part sa colocataire, Mei qui rentre en fin de journée et la trouve toujours endormie et ne réussit pas à la réveillé. Elle c’est Kara, elle sera évacuée à l’hôpital.
‘‘Les secouristes noteront dans leur rapport que la jeune fille n’a pas été réveillée par les hurlements de la sirène et les feux du gyrophare. Elle a dormi malgré les secousses dues aux nids-de-poule tandis que l’ambulance fonçait vers St Mary’s où, après plusieurs vaines tentatives, deux médecins constatent qu’ils ne parviennent pas non plus à la tirer du sommeil.’’

Mais son cas va se généraliser petit à petit et les étudiants vont être mis en quarantaine. Aucune explication ne sera donnée et la maladie du sommeil s’étend petit à petit à la ville entière. Touchant autant les adultes, les personnes âgés et les enfants. Chacun doit s’isoler, se méfier des autres pour ne pas tomber malade. Les scientifiques ne comprennent pas d’où peut venir ce virus, le pays a peur et en même est curieux et se pose des questions. 

La quatrième de couverture et surtout la thématique principale du roman : le rêve m’a bien intrigué.
J’ai été agréablement surprise de découvrir une plume fluide et une autrice qui utilise un vocabulaire soutenu, de la vraie bonne littérature.
De plus, elle fait référence à différentes littératures qui ont été abordées sur le sujet des rêves.
Cet qui m’a beaucoup intéressé et plus, car pour moi le sujet reste une énigme et curieuse de nature j’ai appris beaucoup de choses.

Concernant les personnages, ils sont bien construits et on suit (pour ceux qui ne sont pas endormis bien évidemment !!) ce qui se passe dans leur tête, comment ils vivent cette situation qui les dépasse et va bouleverser non seulement leur vie, mais la vie d’une ville entière.
Le lecteur va se retrouver dans une histoire comme dans un huis clos, toute une ville en quarantaines !
Des personnages auxquels on s’attache et qui vont révéler leur vraie nature.

Mais un virus ou une pandémie dont personne n’arrive à trouver la cause !
Un roman entre rêve et réalité que l’autrice a su mener jusqu’au bout. Le lecteur se perd parfois à savoir s’il se situe dans le rêve d’un personnage où dans la réalité ! Magistrale que cet art de savoir susciter cet état d’esprit chez son lecteur.
La joie, la colère, la tristesse parfois ; voici ce que l’autrice réussit à transmettre à son lecteur à travers son roman.

Par contre, deux choses m’ont dérangé dans le roman.
La première est les longueurs dans le roman, à certains moments du livre, j’ai eu l’impression de stagner dans une situation où l’action n’est déjà pas le principal.
Ensuite, j’ai été dérouté par la fin ! La tête remplit de questions telles que : que vont devenir les personnages, ceux qui se sont réveillés ou pas. J’ai comme un arrière-goût de pas assez, comme si il manquait une fin.
Mais en relativisant, je me dis que comme toutes choses ou phénomènes irrationnels, il est bien compliqué de donner une explication à toute cette histoire.
Un bon roman, bien écrit, qui m’a beaucoup touchée malgré certaines longueurs. Un sujet très intéressant pour moi. Un roman que j’ai apprécié et que je recommande aux curieux.

Un avis By Maria Lebreton.

Note : 17/20

 Quelques mots sur l’autrice :

Karen Thompson Walker née à San Diego est diplômée de UCLA et de l'université Columbia, où elle a suivi un cursus sur l'écriture littéraire.
Elle a bénéficié en 2011 de la bourse prestigieuse du Sirenland Fellowship et obtenu te prix de la fiction décerné par le magazine artistique new-yorkais Bomb.
Ancienne éditrice chez Simon & Schuster, elle a écrit L’Age des miracles, son premier roman, le matin avant de partir travailler.

Originaire de San Diego, elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari.


Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck, éditions J’ai lu, décembre 2007, 507 pages, 8€.   Synopsis : Un matin d'été ordin...