dimanche 2 juin 2019

Des rêves infinis de Karen Thompson Walker


Des rêves infinis de Karen Thompson Walker, éditons JC Lattès, mai 2019, 363 pages, 21.90€.


Synopsis :

Dans la petite ville universitaire de Santa Lora, en Californie du Sud, une maladie mystérieuse plonge
les habitants dans un sommeil persistant. C’est d’abord Mei, jeune étudiante d’origine chinoise, qui découvre sa colocataire Kara en état de sommeil profond, qu’elle fait évacuer à l’hôpital. C’est ensuite au tour de Libby et Sarah, deux jeunes sœurs dont la mère est morte peu après leur naissance, de voir leur père frappé du même mal. Puis ce sera Rebecca, atteinte par la maladie – alors qu’elle porte en elle un fœtus qui va se développer pendant toute la durée de l’épidémie – qui dort sans discontinuer depuis cinq jours. Toute la ville est exposée. L’hôpital n’a plus de lits disponibles, la bibliothèque est réquisitionnée, des tentes sont installées sur les pelouses. Le lieu est mis en quarantaine, des soldats armés barrent l’entrée et la sortie de la ville. Si bien que Ben et Annie, un couple d’enseignants, venus de Brooklyn avec leur nouveau-né ne parviennent pas à s’échapper et vont être frappés à leur tour.
Quand ils se réveillent, nombre d’entre eux se rappellent de leurs rêves, qu’ils croient prémonitoires. Mais peu à peu, comme dans le cas de Ben, on s’aperçoit que ce sont des souvenirs entremêlés  de rêves. Et ces rêves, qui faisaient papillonner de façon énigmatique les paupières des dormeurs, sont peut-être des portes ouvertes sur des univers parallèles.

Mon avis :

= Une ville plongée dans le sommeil. =

Le roman se déroule dans une petite ville universitaire de Santa Lora en Californie.
La rentrée universitaire a eu lieu depuis peu de temps, chaque étudiant commence à prendre ses marques et apprennent à se connaître.

Mais, une étudiante quittée une soirée prétextant se sentir souffrante, peut-être un début de grippe. Elle va s’endort profondément, mais ne se réveillera pas !
Elle sera découverte part sa colocataire, Mei qui rentre en fin de journée et la trouve toujours endormie et ne réussit pas à la réveillé. Elle c’est Kara, elle sera évacuée à l’hôpital.
‘‘Les secouristes noteront dans leur rapport que la jeune fille n’a pas été réveillée par les hurlements de la sirène et les feux du gyrophare. Elle a dormi malgré les secousses dues aux nids-de-poule tandis que l’ambulance fonçait vers St Mary’s où, après plusieurs vaines tentatives, deux médecins constatent qu’ils ne parviennent pas non plus à la tirer du sommeil.’’

Mais son cas va se généraliser petit à petit et les étudiants vont être mis en quarantaine. Aucune explication ne sera donnée et la maladie du sommeil s’étend petit à petit à la ville entière. Touchant autant les adultes, les personnes âgés et les enfants. Chacun doit s’isoler, se méfier des autres pour ne pas tomber malade. Les scientifiques ne comprennent pas d’où peut venir ce virus, le pays a peur et en même est curieux et se pose des questions. 

La quatrième de couverture et surtout la thématique principale du roman : le rêve m’a bien intrigué.
J’ai été agréablement surprise de découvrir une plume fluide et une autrice qui utilise un vocabulaire soutenu, de la vraie bonne littérature.
De plus, elle fait référence à différentes littératures qui ont été abordées sur le sujet des rêves.
Cet qui m’a beaucoup intéressé et plus, car pour moi le sujet reste une énigme et curieuse de nature j’ai appris beaucoup de choses.

Concernant les personnages, ils sont bien construits et on suit (pour ceux qui ne sont pas endormis bien évidemment !!) ce qui se passe dans leur tête, comment ils vivent cette situation qui les dépasse et va bouleverser non seulement leur vie, mais la vie d’une ville entière.
Le lecteur va se retrouver dans une histoire comme dans un huis clos, toute une ville en quarantaines !
Des personnages auxquels on s’attache et qui vont révéler leur vraie nature.

Mais un virus ou une pandémie dont personne n’arrive à trouver la cause !
Un roman entre rêve et réalité que l’autrice a su mener jusqu’au bout. Le lecteur se perd parfois à savoir s’il se situe dans le rêve d’un personnage où dans la réalité ! Magistrale que cet art de savoir susciter cet état d’esprit chez son lecteur.
La joie, la colère, la tristesse parfois ; voici ce que l’autrice réussit à transmettre à son lecteur à travers son roman.

Par contre, deux choses m’ont dérangé dans le roman.
La première est les longueurs dans le roman, à certains moments du livre, j’ai eu l’impression de stagner dans une situation où l’action n’est déjà pas le principal.
Ensuite, j’ai été dérouté par la fin ! La tête remplit de questions telles que : que vont devenir les personnages, ceux qui se sont réveillés ou pas. J’ai comme un arrière-goût de pas assez, comme si il manquait une fin.
Mais en relativisant, je me dis que comme toutes choses ou phénomènes irrationnels, il est bien compliqué de donner une explication à toute cette histoire.
Un bon roman, bien écrit, qui m’a beaucoup touchée malgré certaines longueurs. Un sujet très intéressant pour moi. Un roman que j’ai apprécié et que je recommande aux curieux.

Un avis By Maria Lebreton.

Note : 17/20

 Quelques mots sur l’autrice :

Karen Thompson Walker née à San Diego est diplômée de UCLA et de l'université Columbia, où elle a suivi un cursus sur l'écriture littéraire.
Elle a bénéficié en 2011 de la bourse prestigieuse du Sirenland Fellowship et obtenu te prix de la fiction décerné par le magazine artistique new-yorkais Bomb.
Ancienne éditrice chez Simon & Schuster, elle a écrit L’Age des miracles, son premier roman, le matin avant de partir travailler.

Originaire de San Diego, elle vit actuellement à Brooklyn avec son mari.


vendredi 31 mai 2019

Le 1002éme et le 1003éme conte, Plaisirs mortels, de W. John Dragon


Le 1002éme et le 1003éme conte, Plaisirs mortels, de W. John Dragon, éditons Erato, mars 2016, 140 pages, 10.99€.

 


4éme de Couverture : 


Après " Les 1001 Nuits ", au tour de Shéhérazade de prêter l'oreille. Durant de longues soirées, son époux, le sultan Schariar, va lui conter les aventures de Rosa, jolie princesse retenue contre son gré, et destinée à être mariée au Roi Hazam…










Mon avis :

= Un conte pour adultes. =

Après 1001 nuits de Shéhérazade, que nous lecteurs connaissons, l’auteur W. John Dragon  nous propose une suite, le 1002ème et le 1003ème conte, mais pas n’importe lesquels.

Ces deux contes regroupés sous le titre de Plaisirs mortels prend tout son sens à la lecture des contes.

Attention ! Je recommande ce livre seulement à partir de 16 ans, car oui c’est un conte, mais pour adultes !

Dans ce roman c’est le sultan Schariar qui va raconter à son épouse Shéhérazade, soir après soir, un conte très original.
Mélange de légendes et mœurs du passé avec celle d’aujourd’hui.

Dès la première page, l’écrivain du roman interpelle son lecteur avec un avertissement.
‘‘Ne vous y trompez pas !
Le corps est pourvu de six sens…
Le toucher évoqué par les caresses sur la peau, la chaleur d’un rayon de soleil, ou celle d’un baiser humide…
Le goût, pour se délecter du fruit sucré, de la viande salée…
Mais aussi ressentir l’amertume du café, l’acidité du citron, le piquant du piment…
L’odorat, pour s’enivrer  des effluves de la rose, ceux du musc et fuir du crottin…………………….
Mais ne vous trompez pas ! Suivez le chemin…
Ne glissez pas comme le serpent, où vous finirez par manger la poussière…’’

Une écriture fluide, tout en finesse et en délicatesse avec laquelle l’auteur évoque le plaisir du corps à mi- mots et dans la pudeur. Ce qui n’empêche pas le lecteur de s’imaginer les scènes telles qu’elles se passent.
Je dirais qu’après lecture, l’émotion des sens du corps est bien transmise au lecteur.

Mais ce n’est pas seulement un roman dans lequel le corps et ses plaisir à de l’importance, il y a aussi cette facette cruelle que l’on retrouve chez certains êtres humains.
Pourquoi toute cette curiosité déguisée ? L’être humain a-t-il toujours une mauvaise face cachée ?
Je vous laisse le découvrir, je n’en dirai pas plus…

Deux contes agréables à lire, bien que je n’aie pas su saisir le sens de celui de la 1003ème nuit !

Une plume fluide et des mots justes qui éveillent les sens du lecteur

J’ai passé un bon moment livresque.
Si vous aimez l’originalité, les contes pour adultes, je vous le recommande.

Un avis By Maria Lebreton.

Note : 17/20


jeudi 30 mai 2019

Berceuse macabre de Severino Baraldi


Berceuse macabre (série : Dylan Dog tom 4) de Severino Baraldi, dessinateur : Corrado Roi, édition Mosquito, avril 2019, 100 pages, 15€.

 

 

4éme de Couverture :

Dans la nuit londonienne, des dizaines d’enfants disparaissent mystérieusement. Police, politiciens et une charmante psychologue tente en vain d’éclaircir cette angoissante affaire. Dylan Dog, le détective du paranormal va mener l’enquête….


Mon avis :

                                            = Un arrière-goût de déception != 

Sam, un petit garçon, va réveiller sa mère pour lui dire qu’il y a quelqu’un dans la maison. Sa mère se levé et va le recouche, mais en descendant les escaliers, Sam veut absolument le lui montrer. Abasourdi, effrayé la mère et l’enfant tombe nez à nez devant un groupe d’enfants à qui elle demande de partir de chez elle tout de suite. Mais Sam est contre et veut qu’ils restent.
« -Remonte, Sam ! Va réveiller ton père !
-Non.
(Deux des enfants du groupe)
 –Laissez madame….et mettez-vous à courir ! »

La mère trouve la mort dans un étrange accident et son fils disparaît.

Domitilla Foster, psychologue pour enfants contact Dylan Dog pour retrouver Sam. Elle soupçonne le père d'être à l'origine de sa disparition. Très vite, ils vont s’apercevoir que le petit Sam n'est pas un cas isolé...
L'enquêteur et la psy vont se trouver mêlés à une sombre histoire, pleine de faux-semblants, de personnages étranges et de réalité trompeuse.

A savoir que je n’ai pas lu les 3 premiers Tom, mais les épisodes de Dylan Dog sont indépendants.

Je ne suis pas une grande lectrice de BD, mais le titre et la quatrième de couverture m’ont fortement appelé à cette lecture.

Concernant le graphisme, les dessins sont en noir et blanc, je les ai trouvés magnifiques !
Les traits des enfants sont durs et les font paraître plus âgés et machiavéliques. C’est un magnifique livre de par son graphisme.

Par contre, mon avis est tout autre concernant l’histoire à proprement parler de la BD.
Je n’ai pas accroché !!!
Bien que les 3-4 premières pages m’aient intrigué, la suite de l’histoire m’a paru fade.
J’ai trouvé peu de profondeur dans cette histoire, qui à mon avis aurait pu être plus creusée au niveau psychologique des personnages.
Comme une sensation de déjà vu, et la fin tout à fait prévisible.

Je n’ai pas ressenti ni peur ni horreur annoncée par le titre ‘‘berceuse macabre’’ !

Même si à chaque situation, un petit texte d’introduction est écrit, qui pour moi est là je pense pour fait monter la pression et l’angoisse des lecteurs et bien ça n’a pas marché pour moi !

Par contre, la thématique principale abordée qui est la solitude qu’un enfant puisse ressentir face à certaines situations que ce soit familial ou pas est une très bonne idée.
Des enfants qui finalement vont essayer de trouver un refuge dans ce qu’ils connaissent le mieux, leur imaginaire.

En bref, une BD que je n’ai pas appréciée ou pas sut apprécier à sa juste valeur.
Un arrière-goût de déception pour moi !

Un avis By Maria Lebreton.
 

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck

Le syndrome de Copernic d’Henri Loevenbruck, éditions J’ai lu, décembre 2007, 507 pages, 8€.   Synopsis : Un matin d'été ordin...