samedi 13 juillet 2019

Les cadeaux du cœur, de Corinne Falbet-Desmoulin


Les cadeaux du cœur, de Corinne Falbet-Desmoulin, éditions Books on Demand, 180 pages, mars 2019, 14€.

 


4éme de couverture :

Maxime vit dans le souvenir de sa femme, peintre atypique disparue en mer.
Persuadée que sa mère est vivante et décidée à la retrouver, leur fille Romane enquête à sa manière, sans savoir qu'elle rencontrera l'amour en cours de route.
Violaine, la tante malentendante de Romane, écrit mystérieusement dans un vieux cahier.
Entre réalité et fiction, secret de famille, rebondissements inattendus, l'auteure nous offre une histoire à trois voix, emplie de suspense.
Et si la vérité n'était pas celle que l'on croit?






Mon avis :

= Un secret de famille par amour. =


Dans ce roman le lecteur suivra plusieurs personnages.
Il y a Maxime veuf d’Elsa qui a disparu sept ans plus top en mer et qui s’est enfermé dans sa solitude.

‘‘Elle passe près de moi sans me voir. Je crie :
-Elsa !
Je tends la main vers elle, mais elle a déjà disparu. Je me réveille, les larmes ont inondé l’oreiller. Encore ce cauchemar récurrent. Il ne me lâchera donc jamais.
A nouveau, elle est là près de moi. Si présente. Elle, ma femme. Je me suis mis à lui parler tout bas. Son ombre me suite. Notre ombre. Sa voix un peu rauque. Son extraordinaire rire en cascade. Ses gestes tendres.’’

Amandine, elle est partie en Australie, le cœur lourd peu après la disparition de sa mère.
Tandis que Romane sa deuxième fille vient rendre visite à son père dès que possible.
 
Une famille entière qui vit dans la douleur de l'absence de cette épouse et mère présumées décédées, car le corps n’a jamais été retrouvé.

Romane reste cependant sceptique sûrement due au fait que l’on n’a pas retrouvé le corps de sa mère.
Elle va chercher une explication sur cette disparition et l'espoir qu'il ne s'agit peut-être que d'un éloignement et non d'une perte définitive.
Pour ce faire, elle va contacter celui qui semble avoir un lien dans la disparition de sa mère, Camille.

Mais ce qu’elle va découvrir va bien au-delà de son imagination !

Dans le même temps, le lecteur va aussi découvrir Violaine la  sœur de Maxime.
Une dame d'âge mûr, qui a un handicap et qui va conter les petites choses qui font son quotidien, mais surtout elle évoque Ernesto, l'épicier du quartier, qui éveille en elle des sentiments qu'elle ne pensait plus éprouvés à son âge.

Un roman court, mais très efficace.
Une écriture fluide et alerte à travers laquelle l’autrice va révéler toute la sensibilité des personnages, des personnages qui pourraient être vous ou moi.

Ce roman n’est pas seulement une quête sur la vérité de la disparition de la mère, mais aussi une quête d’amour.
L’amour qui unit une famille touchée par un drame, mais aussi l’amour d’un père pour sa femme disparue, l’amour pour protéger ses enfants.

Plusieurs pistes sont lancées pour finalement avoir un dénouement inattendu que je ne peux qu’applaudir. Je n’ai pas un instant durant ma lecture décelé la vérité et j’avais pourtant certaines hypothèses, mais sûrement pas celle-ci !

Émotions, tendresse, amour, sensibilité sont les maîtres mots qui définissent ma lecture.
Un roman bien construit dont qu’une fois commencé ne peut plus être lâché avant d’avoir le dénouement.

J’ai senti à travers ce roman que l’autrice donnait beaucoup d’elle-même, finesse, délicatesse, amour et émotion. Un roman que j’ai dégusté et dont je me souviendrais longtemps et qui à frôlé mon coup de cœur !

Ma note : 20/20
                                                                           Un avis By Maria Lebreton.


Quelques mots sur l’autrice :

Passionnée d'écriture, de lecture et de piano, Corinne Falbet-Desmoulin née en 1962 en France vit à Léognan, à côté de Bordeaux.

En 2015, elle a décidé de participer à des concours de nouvelles. Très vite, ses textes ont remporté
des prix et distinctions littéraires.

Trois recueils ont vu alors le jour : "Singulières" édité en 2016, "Insolites" en 2017 et "Atypiques" en 2018.

Au jour de la parution de son premier roman, l'auteure a remporté dix Prix littéraires pour ses nouvelles, dont quatre Premiers Prix : Prix Écriture d'Azur 2015 pour la nouvelle "Chloé", Prix Gérard de Nerval de la Nouvelle 2016 pour "Le fantasme de Lucile", 1er Prix au concours de nouvelles du Festival du Livre "Les Automn'halles" 2017 de Sète pour "Tu m'as apporté le monde" et Prix Denise Boizot 2018 (décerné par l'APF France Handicap) pour "Belle et rebelle".
Elle a été institutrice avant de se consacrer à l'écriture.

Son site internet: http://monaventurelitteraire.fr/

samedi 6 juillet 2019

Les Volponi, (Genèse tunisienne), d’Aurélia Gantier


Les Volponi, (Genèse tunisienne), d’Aurélia Gantier, éditions Une Heure en Eté, septembre 2018, 241 pages, 16.50€

 


4eme de couverture :


1947. Tunis sous le protectorat français. Marcello Volponi et Crocefissa Panzone, deux Siciliens de Tunis, se rencontrent à un bal. De leurs ébats tumultueux naîtra l'union de deux familles. Des relations charnelles aux mariages forcés, du combat contre la poliomyélite aux coups de couteau, les membres du clan affrontent les épreuves du quotidien et font des choix souvent irrévocables. Comme celui de s'enrôler dans la Légion étrangère, celui de partir ou de rester. Mais ils avancent, malgré leurs passions, malgré leurs débordements, malgré l'histoire. Deux familles, une multitude de vies. Parmi elles, la femme, les femmes : on parle de destins tracés, de vies révoltées, d'obéissance forcée. Et puis, il y a Rosaria, l'enfant, aimée, rejetée, fragile et secrète, son regard, sa destinée. Premier volume d'une trilogie qui se poursuivra à Paris du milieu des années 50 au début des années 90, Les Volponi, genèse tunisienne est le roman d'une époque, celle du Tunis de l'après-guerre, Tunis et son histoire, Tunis et ses communautés.


Mon avis :

= Les Siciliens de Tunisie. =

Ce livre est le premier volume de ce qui sera une trilogie, la trilogie de la famille Volponi.

1974, dans la Tunisie d’après-guerre.
En ces temps d’après-guerre, la Tunisie est sous le protectorat Français. 
Dans cette Tunisie y vivent différentes communautés, dont les Siciliens. 

Dans ce roman, le lecteur suivra deux familles, la famille Panzone et les Volponi.

Au début du vingtième siècle, Filippo Panzone va épouser Rita. Ils vont rapidement traversent la Méditerranée pour rejoindre la Tunisie. Fuis la misère sur la petite île de Pantelleria où ils se trouvaient.
Ils vont habiter à Ben Harous, un village ouvrier non loin de Tunis.
Rita, femme au caractère combatif et travailleuse avec un grand sens des affaires va mène d’une main de maître ses sept grossesses et son travail. Elle et son mari vont à force de travail finir par obtenir une certaine aisance.
Quant à leurs enfants, les garçons iront chercher du travail, les filles elles leur destin est tout tracé, rester et entretenir leur futur foyer. Pas la peine qu’elles aillent à l’école, elles seront toutes analphabètes.

La famille Volponi vit de façon aisée à Tunis, pas très loin de la famille Panzone. 
Ces deux familles vont être réunies de force suite à la liaison entre leurs deux enfants, Crocefissa et Marcello. 
Tandis que Crocefissa aime son mari d’un amour sincère, ce n'est pas le cas de ce dernier.
Leur vie va être emplie de hauts et de bas, parfois de joie, de peine, de chagrin, mais aussi d’amertume !

Un roman  rempli de descriptions sur la vie que vivent ces gens, ce peuple, sur leur culture, leurs coutumes et leur éducation.
Une société très phallocrate et enracinée dans des principes ancestraux. Mais aussi ces femmes courageuses cachées dernière ces hommes et qui font de l’homme ce qu’il est.
Des hommes et des femmes qui ne comprennent pas tout à la politique, mais savent qu'ils n'ont plus le choix et doivent s'en aller.
Mais pour aller où ?????
Des émigrés qui doivent encore immigrer !

‘‘Les Siciliens de Tunis aiment la Tunisie parce qu’ils considéraient ce pays comme le leur. La plupart d’entre eux y étaient nés, ils y avaient enterré leurs pères, s’y étaient mariés, y avaient fait des enfants et des investissements. Ce pays, les Panzone s’apprêtaient à le quitter parce que les événements les y obligeaient, parce qu’on les y obligeait. Ces Siciliens de Tunis, ni sicilien, ni tunisien, ni français, ni rien, réalisaient pour la première fois le déracinement qu’on leur imposait.’’

Je n'ai jamais lu de livre parlant de cette période, de ce pays, mais aussi de ces coutumes et paysages magnifiques, j’ai appris beaucoup de choses tout en lisant un roman écrit d’une plume fluide. Parfois pudique, mais qui laisse tout de même tout transparaître.
Un roman sur l’histoire d’une vie.

Il y a beaucoup à dire de ce roman dont j’ai apprécié la lecture, mais je vais en rester là et ne pas tout vous dévoiler, seule chose n’hésitez pas, vous ne serez pas déçu du voyage, car c’est bel et bien un voyage découverte que vous allez vivre en compagnie de ce livre.

La seule chose que je peux reprocher à ce roman, ce sont parfois ses quelques longueurs, mais qui loin de là ne m’a pas gêné dans ma lecture.

Une belle découverte livresque, je n’attends plus que la suite pour savoir où vont-nous mener ces personnages et son autrice !

Ma note : 18/20

                        Un avis By Maria Lebreton.


Quelques mots sur l’autrice

Aurélia Gantier est parisienne. Elle se décrit elle-même comme une militante pour les droits de l’homme, de la littérature et de la flânerie. Lorsqu’elle ne flâne pas, Aurélia écrit des histoires, comme "Les Volponi, genèse tunisienne", son deuxième roman (Une heure en été Editions). Le premier, "Je suis un ogre", a été publié aux Editions de Hambourg en 2006 et plusieurs de ses textes publiés en France et en Belgique en 2015 : "Déracinée" chez Dissonances et "L’homme aquatique" chez Ravage. Aurélia est également l’auteur du blog de création littéraire "Les causeries d’Aurélia". Son slogan ? "Et si on se racontait des histoires ?"


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